FACTORS INFLUENCING THE RETURN OF GHANAIAN FEMALE LABOUR MIGRANTS ACROSS THE GULF, EUROPE AND AFRICAN REGIONS
Keywords:
Migration, Return migration, Labour migrantsAbstract
This study investigates the factors influencing return migration decisions of female Ghanaian labour migrants across the Gulf, Europe and African regions using a multiple case study approach. Semi-structured interviews were conducted with 21 returnees - 11 from Gulf, 6 from Africa and 4 from Europe. Key findings disclose a complex interplay of factors, including health challenges, family obligations, contract violations, the fear of abuse, and future aspirations as key drivers. Notably, negative factors such as health issues and fear of abuse are found to be dominant among Gulf returnees, while family ties, homesickness and future plans were more common among African and European returnees. This variation in predominant regional factors influencing return decisions highlights that they are highly heterogeneous, fluid and conditional based on the unique spatial and contextual conditions of the destination countries/regions involved. Beyond the regional comparison, the findings also contribute a gendered perspective, further promoting the feminization of migration. The data highlights the need for tailored, context-specific economic, social and psycho-emotional return policies in concurrence with the diverse needs of different returnees, especially female, non-elite returnees as against the usual recent government diaspora engagement policies biased towards skilled migrants. Though the findings of the study cannot be generalized, it fills critical gaps in knowledge on the gendered perspective and spatial dimensions influencing return migration, offering valuable insights for both scholarship and policy.
Keywords: Migration, Return migration, Labour migrants
Résumé
Par l’approche d’étude des cas multiples, cette étude examine les facteurs qui influencent les migrantes ghanéennes des régions du Golfe, de l’Europe et de l’Afrique dans la prise des décisions de rentrer au pays d’origine. 21 retournées dont 11 du Golfe, 6 de l’Afrique et 4 de l’Europe, se sont prêtées à un entretien semi-structuré. L’étude découvre une interaction complexe de facteurs, dont les problèmes de santé, les obligations familiales, les violations de contrat, la crainte de l’abus, et les aspirations du futur en sont clés. Les problèmes de santé et la crainte de l’abus sont notamment les facteurs néfastes dominants parmi les retournées du Golfe, alors que les obligations familiales, la nostalgie et les aspirations du futur sont les raisons communes parmi les retournées de l’Afrique et de l’Europe. Cette variation en facteurs prédominants régionaux est une indication qu’ils sont hétérogènes, fluides et conditionnels selon les conditions spatiales et contextuelles uniques des pays/régions de destination en question. En plus de la comparaison régionale, les résultats de cette étude contribuent également aux perspectives de genres en promouvant la féminisation des migrations. L’étude souligne également le besoin pour une politique de retour à la fois adaptée, pragmatique, économique, sociale et psycho-émotionnelle tenant en compte les besoins variés des différents retournés, surtout du genre féminin et les non-qualifiés contrairement aux politiques actuelles relatives à l’engagement des diasporas qui ne bénéficient que les migrants qualifiés. Bien que les résultats de cette étude ne soient pas généralisables, ils comblent des lacunes considérables dans la connaissance, surtout du côté de perspectives de genre et de dimension spatiale influençant la migration de retour, offrant ainsi des données de grande valeur pour le bien des études et de la politique.